Actualités & RDV

PLAN AUBERVILLIERS CARTO SENSIBLE 3.2

La Plaine St Denis (93), le 19 mars 2019, RDV à partir de 17h pour le vernissage de l’exposition Fantasmagoria, à la Maison des Sciences de l’Homme de Paris-Nord, Exposition du 19 mars au 28 mai 2019, de 8h30 à 17h du lundi au vendredi, entrée libre. Plus d’informations sur leur site >> https://www.mshparisnord.fr/event/exposition-fantasmagoria/ 

Symposium MTN/Qanat_Geographies of the commons_roundtable – RDV vendredi 15 mars 2019 – pour une cartographie performée avec Laila Hida et des discussions croisées modérées par Francesca Masoero, de 16h à 18h au 18 Derb El Ferrane à Marrakech >> Lien vers la page FB des rencontres >> 

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Les faux-guides – Laila Hida & Flore Grassiot – MarrakechJanvier/Février 2019 session #1: premières amorces d’un projet transdisciplinaire, mené sur un an, dans le cadre de Boulevard de la Résistance, un programme d’actions urbaines, de performances et d’installations dans l’espace public conçu et dirigé par Laila Hida (artiste et fondatrice du 18 Derb El Ferrane) en collaboration avec d’autres intervenants. Une plateforme en ligne est prévue, elle sera une sorte d’outil de travail croisé, une interface-archive-évolutive documentant les différentes phases du programme. Une première étape du projet apparait dans le CHERGUI #001, le journal auto-édité par LE 18, sous la forme d’un texte et d’une mind-map.

(..) Cette première série d’images de pensée* révèle la complexité des contraintes et des enjeux en présence, elle appelle à une lecture active et forcément non linéaire du contexte et des intentions de départ. A chacun d’en réinterpréter les signes, d’implémenter les contenus. (..) Il s’agit d’une plongée dans l’envers du décor, jour après jour, s’inscrivent et se croisent nos interrogations, nos doutes, nos directions, des types de flèches différenciés, des traits continus ou discontinus, des ensembles et autres intersections. Ce travail de cartographies nous permet de décortiquer peu à peu les jeux de micro-relations préexistantes; ceux formant des systèmes immuables et ceux en mouvement constant.(..) Cartographier devient un acte performatif, qui nous oblige à énoncer en les dessinant le cheminement de nos pensées. Il nous permet de dépasser les évidences, les apparences, les certitudes, les inévitables préjugés et autres attendus sur les faux-guides tout en ayant conscience d’avancer en terrain miné.(..) Ce qui relie nos démarches pourrait dans un premier temps se résumer par la prise en compte et le détournement des contextes urbains, les mises en jeu des situations spécifiques, paradoxales et ultra-locales, la reconnaissance et le renversement des rôles joués par les différents protagonistes impliqués, par des actions collectives dans l’espace public et/ou « des dispositifs de réciprocités ». Mais au-delà de ce qui nous rapproche, c’est aussi ce qui nous démultiplie, ce qui apparait comme des points d’entrées complémentaires qui nous porte tout autant, dans les potentialités à venir. (..) Flore Grassiot, Les faux-guides, extrait du texte d’amorce #1.

« La culture des faux guides a fini par imprégner la culture locale, il existe une certaine psychose autour d’eux, une appréhension, un rejet a priori, générant des tensions de tous les côtés. Prédominent les rapports de méfiances, de défiances d’où les attitudes adoptées, influencées par le jeu des relations tissées entre les différents protagonistes (les guides, les touristes, les habitants & finalement tous les autres acteurs impliqués comme les professionnels du tourisme). (..) On vit dans une société de paradoxes et contradictoire, ce qui engendre tout un ensemble de tactiques de survie, en réaction, la population exclue crée des poches de résistances. (..) » Laila Hida -extrait d’entretiens préalables, série #1-

« Rester fluctuant comme l’est l’informel » L.H.

* Les « images de pensée » font référence au titre d’un ouvrage de Marie-Haude Caraes et Nicole Marchand-Zanartu.

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Marrakech, le 12 décembre, au 18, Derb El Ferrane, réactivation de la carte collective réalisée pour QANAT : Performing change from the margins dans le cadre de la visite d’un groupe d’une quarantaine de participants du programme African Crossroads.

QANAT : Performing change from the margins à Marrakech du 21 au 25 nov. au 18, Derb El Ferrane : rencontres, workshops, talks, projections et installations ouvertes au public. Participation à la co-programmation : format des rencontres, propositions méthodologiques, dispositifs et scénographie. Un projet initié et conçu par Francesca Masoero / LE 18 en dialogue avec Heidi Vogels / DutchCulture | TransArtists.

Déployé sur cinq jours au 18 (Marrakech) en novembre 2018, QANAT : PERFORMING CHANGE FROM THE MARGINS réunit des artistes, des architectes, des acteurs culturels, des chercheurs et des militants, engagés à travers diverses pratiques, sur les politiques et les poétiques de l’eau en particulier et des biens communs en général au Maroc, pour créer un espace temporaire de rencontre et de pensée critique collective, un temps d’échanges et de propositions permettant la circulation et l’enrichissement mutuel des connaissances, des récits subalternes et des visions radicales, issues des recherches, projets et luttes menés par chacun.

En dialogue avec les habitants et via un format expérimental, collaboratif et dialogique, les cinq jours sont aussi conçus comme un moment de réflexion active sur la relation entre démarches culturelles et artistiques, pratiques activistes et d’autres formes d’engagement social. A travers des échanges informels, des conversations publiques, des séances communes de cuisine, de lectures et de projections, des interventions collectives dans l’espace public et la création d’une cartographie commune, nous engagerons des questions méthodologiques et stratégiques liées aux différentes formes de résistance à l’enfermement des biens communs, visant à répertorier et tester ensemble des modalités d’intervention fondées sur des méthodes à la fois contextuelles et transdisciplinaires.

Textes, programmation, invitation : Francesca Masoero / LE 18

> Lien vers le site web du 18, Derb El Ferrane >

> Lien vers le programme en ligne >

> Lien vers la page FB de l’évènement >

Casablanca, Hay Mohammedi, le 15 nov. 2018 : RDV sur le toit de l’association Initiative Urbaine à partir de 17h, sous la Serre de l’Atelier de l’Observatoire pour une soirée dédiée aux restitutions d’ateliers menés à Ain Chock. L’occasion de vous présenter les Petites Visites Guidées conçues avec un vingtaine de contributeurs* (habitants du quartier et étudiants-chercheurs venus d’ailleurs) impliqués dans la démarche; réunis chaque semaine au printemps autour de CARTOGRAPHIES COLLECTIVES et de LA METHODE DES ITINERAIRES empruntée à Jean-Yves Petiteau, sociologue et réinterprétée pour l’occasion. Au plaisir de vous retrouver sous la Serre jeudi soir en présence d’une partie du groupe. *Fatiha Rahi, Saad Botraby, Youssef Fiach, Ayoub Imitik, Moad Mawjoud, Abir Rahi, Abdelwahab Hari, Youssef Maftah, Hamza Diyani, Moncef Dolta, Salahdine Harda, Taha Dalta, Ilyas Habibeddine, Adil Gharifi, Rabie Rahi, Majdouline Rahi, Amina Fariji habitant.e.s de Ain Chock et Salma Khoudmi, Chaimae Charifi, Yasmine Charif d’Ouazzane, Fayçal Bentaha, Aboubakr Elabadi, étudiant.e.s & jeunes chercheurs.

> page-fb de l’évènement >

> page-fb des Petites Visites Guidées conçues pour les Journées du Patrimoine 2018 >

> page-archives du projet >

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Aubervilliers (93) le 10 nov. 2018 de 11h à 20h place de la Mairie : Notre voix dans le Grand-Aubervilliers : TOPOI co-organise avec l’association Périscope et APPUII, une journée de rencontres autour des transformations sociales et urbaines à Aubervilliers. A partir de 11h : Ma ville est un monde : Aubervilliers dans le phénomène mondial de Métropolisation, intervenants : Agnès Deboulet (Paris 8, LAVUE) : La métropolisation un phénomène mondial; Boris Lebeau (Laboratoire Pléiade) : Enjeux métropolitains pour Paris et Antoine Mialon (collectif TOPOI) : Cartographies des projets à Aubervilliers. Repas, ateliers et tables rondes : 1 – METROPOLIS – la place de l’expertise citoyenne et habitante dans les grands projets urbains – 2 – LE DROIT A LA VILLE – quelle ville pour quels habitants? – 3 – DAME NATURE DANS LES BRAS DU COLOSSE URBAIN – écosystèmes urbains – 4 – LES ESPACES DU COMMUN – à travers la notion de tiers lieux et des espaces partagés –

> Plus d’infos sur le site du Laboratoire des Fantasmes Urbains >

> Page FB du projet > & > Album FB >

> page-archives du projet >

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Goussainville (95) le 22 sept. 2018 : Journée de restitution publique, salle des associations, place Hyacinthe Drujon – Dans le cadre de l’étude de faisabilité menée par les 3 équipes lauréates d’EUROPAN 13 associées en collectif (thématique « la ville adaptable »). TOPOI a conçu et coordonné les dispositifs participatifs de la première phase. Nous avons proposé une méthodologie singulière, inclusive et adaptée aux complexités et multi-contraintes en présence et ouvert la réflexion sur trois différentes échelles d’interventions du site. La démarche s’est tournée vers une mise en commun des savoirs, des expertises croisées, un implication active et réactive des habitants du Vieux Pays, de l’équipe de maitrise d’œuvre associée, de la maitrise d’ouvrage et des services techniques concernés. Cette journée représente le cinquième dispositif mis en place. Elle permettra de restituer publiquement l’ensemble de la démarche participative, creuser les questionnements, ouvrir encore le débat, aller plus loin, croiser les propositions autour des documents finalisés et de 3 tables rondes thématiques. Seront exposés : le livret des itinéraires, les cartographies collectives originales et celles réinterprétées par le collectif Hyacinthe, les parcours commentés dont les cartes imprimées et mises en ligne (cartographie sonore). L’un des objectifs de cette étape est la coproduction d’un diagnostic partagé du territoire -clef d’amorce de la phase 2- et d’un journal, document commun, livrable imprimé et diffusé aux acteurs en présence.

La double page du journal annexe, dédiée au processus participatif :

> Lien vers la page archive du projet

Présentation

Le collectif TOPOI expérimente des dispositifs de réciprocité par une approche partagée des territoires qu’il traverse. Parce que l’urbain est l’affaire de tous, la conception des espaces publics ne peut se tenir à l’écart des gens qui les vivent.

En d’autres termes, il s’agit de repenser nos espaces vécus communs par des pratiques collectives, ouvertes, transmissibles et fonctionnant en interaction avec les sites et situations rencontrées.

Depuis 2003, nous avons expérimenté et affiné des séries d’approches sensibles et évolutives, qui se nourrissent des diversités de points de vue, des savoirs et singularités de chacun et de la complexité des systèmes à l’œuvre. Ces dispositifs de réciprocité naissent des contextes urbains et humains pré-existants et construisent les contenus et la pertinence de chaque projet, par itérations et allers-retours successifs.

Les actions urbaines mises en place tentent de faire bouger les lignes, elles révèlent et questionnent les situations rencontrées sous formes de traces inscrites, dessinées, superposées et transmissibles, de strates de savoirs, de cartes, de récits, de sons, d’images, de réseaux croisés. Ces expériences collectives engagent des processus qui ne peuvent prendre consistance que dans l’échange et le jeu d’interactions entre les acteurs en présence.

Il s’agit d’une démarche contextuelle et inclusive qui suppose la prise en compte d’une forme de réciprocité des savoirs entre les différents intervenants et contributeurs concernés, qu’ils soient « habitants » -des espaces de logement, de travail ou des espaces publics- riverains, commerçants, artisans, techniciens, passants réguliers, quotidiens ou plus ponctuels et/ou qu’ils soient les concepteurs, décideurs, élus, architectes, artistes, urbanistes, chercheurs, étudiants ou acteurs culturels impliqués dans les projets en question. Les rôles étant fluctuants voire interchangeables.

Nous évitons toute forme qui serait trop fermée ou préméditée, aucune recette pré-écrite. Nos pratiques laissent la place à l’autre, à la rencontre, à la transmission, à l’inédit et à l’improvisation. Nos dispositifs restent ouverts, ils évoluent et se nourrissent de la multiplicité des points de vues, des approches, des idées, des vécus et des contextes. Les contenus émergent au fur et à mesure autour d’ateliers publics in-situ menés sur des temps adaptables (de quelques jours à plusieurs années). L’intention sera toujours de creuser les questions soulevées sur plusieurs échelles temporelles du projet : à court, moyen et très long terme.

Notre démarche nécessite forcément des espaces et des supports de partage réflexifs, interactifs, itératifs, conçus autour des savoirs croisés. Ces interfaces -fixes ou mobiles- sont considérées comme des outils d’analyse urbaine, de reconnaissance, de compréhension, de considération, d’accueil et de restitution, elles prennent des formes multiples, évolutives et toujours spécifiques. Elles supposent d’être activées sous forme d’interventions publiques réalisées avec les contributeurs du projet.

Les dispositifs déployés sont repensés à chaque nouveau projet : ré-activations de lieux -d’espaces publics ou de lieux (ré-)ouverts au public- ré-écritures de règles du jeu, cartographies sensibles individuelles et collectives, séries d’entretiens retranscrits (voire rejoués), itinéraires, parcours commentés et documentés, performances, restitutions, actions et diffusions dans l’espace public avec les communautés, groupes ou individus concerné.e.s.

Ces outils développent des processus de singularisation des lieux partagés. Ils font apparaitre par la superposition de données subjectives des points particuliers, des attracteurs étranges. Ils sont un moyen d’appréhension collective, de compréhension et d’analyse approfondies d’un territoire qui viennent redéfinir les contenus et la pertinence des programmations urbaines et architecturales.

Il s’agit d’une approche holistique de la conception urbaine, qui tente d’assurer une responsabilité collective de la fabrication de notre environnement, de traiter des enjeux et des décisions communes. Nous intervenons sous forme d’invitations et de collaborations avec des citoyens, artistes, chercheurs, enseignants, sociologues, anthropologues, géographes, curateurs, médiateurs culturels, associations, collectifs et agences d’architecture et d’urbanisme, structures artistiques et/ou pédagogiques indépendantes ou académiques, équipes municipales et tout autre personne ou structure préoccupée par les questions urbaines.

Flore Grassiot & Antoine Mialon
architectes et urbanistes

Flore et Antoine 2-

Champs spécifiques de pratiques : Diagnostics urbains et préconisations / programmations architecturales et urbaines /  consultation, participation et implication citoyenne / ateliers publics et participatifs / médiation inclusive / implications et rapprochements de différents publics et milieux (artistiques, techniques, politiques, scientifiques, populaires) / enseignement (conférences thématiques et workshops) / méthodologies et pédagogies ouvertes / outils cartographiques et de conceptions collectives / actions urbaines / pratiques transversales et transdisciplinaires / art contemporain & architecture / urbanisme alternatif & anthropologie urbaine / scénographie urbaine et d’exposition / programmation d’expositions, d’installations, d’évènements et performances / organisation de rencontres, tables rondes et débats / concours de marché public et commandes privées / conception, montage et gestion de projets / ..